Thomas Gardiner

Artist State­ment

It wasn't until hav­ing moved to the thriv­ing metrop­o­lis of New York City that I began doc­u­ment­ing the small towns and com­mu­ni­ties of west­ern Cana­da where I grew up. In a sense, they're part­ly bio­graph­i­cal inso­far as they rep­re­sent places where I lived as a child and into my teens. How­ev­er, hav­ing trans­plant­ed myself into such a sharply con­trast­ing envi­ron­ment also made me view the place (large­ly respon­si­ble for hav­ing shaped me as an indi­vid­ual) in a rad­i­cal­ly new light. Not only did I begin reflect­ing on its influ­ence upon me sim­ply for hav­ing lived there, but I also began to con­sid­er, more gen­er­al­ly, the geo­graph­ic rela­tion­ships of hin­ter­land regions to major met­ro­pol­i­tan centres—as well as the social and eco­nom­ic aspects with­in these relationships—through the lens of how the cam­era could inter­pret them visu­al­ly.

West­ern Canada’s small towns and com­mu­ni­ties are often viewed as exist­ing at a social and eco­nom­ic dis­ad­van­tage to places with major finan­cial firms and large cor­po­ra­tions, such as those radi­at­ing from larg­er city cen­tres. Despite the geo­graph­ic bar­ri­ers deter­min­ing their sta­tus as hin­ter­land regions, the cit­i­zens liv­ing here have had a sig­nif­i­cant role in form­ing Canada’s social infra­struc­ture, from uni­ver­sal health care to afford­able edu­ca­tion. By forg­ing strong com­mu­ni­ty bonds and form­ing coop­er­a­tive con­glom­er­a­tions, the peo­ple of these regions were able to resist exploita­tion by the large finan­cial firms in East­ern Cana­da. (It is worth not­ing in this regard that the province of Saskatchewan elect­ed the first social­ist gov­ern­ment in North Amer­i­ca in the 1940s.) Since then, the region has gone through many eco­nom­ic and ide­o­log­i­cal shifts and changes. My pho­to­graph­ic project aims to ren­der visu­al­ly the cumu­la­tive aggre­gate of these changes and influ­ences that have both shaped me as well affect­ed the peo­ple and places where I grew up.

Mot de l’artiste

Ce n’est que lorsque j’ai démé­nagé dans la vibrante métro­pole de New York City, que j’entrepris de doc­u­menter les petites villes et com­mu­nautés de l’ouest cana­di­en ou j’ai gran­di. D’une cer­taine manière se fut un tra­vail par­tielle­ment biographique dans la mesure où ces images représen­taient des lieux où j’ai vécu et gran­di pen­dant mon enfance et mon ado­les­cence. Cepen­dant, ma trans­plan­ta­tion dans un envi­ron­nement rad­i­cale­ment dif­férent m’a per­mis de percevoir de manière com­plète­ment dif­férente l’endroit qui a eu un tel impact sur la per­son­ne que je suis. Je ne me suis pas sim­ple­ment con­tenté de réfléchir à l’impact qu’avoir gran­di là-bas a eu sur moi, j’ai aus­si com­mencé à prêter atten­tion, de manière plus générale, aux rela­tions géo­graphiques entre les régions plus reculées et les grands cen­tres urbains ain­si qu’aux aspects socio-économiques de ces rela­tions tels qu’ils pou­vaient être inter­prétés au tra­vers de l’objectif d’un appareil pho­to.

Les petites villes et com­mu­nautés de l’ouest cana­di­en sont sou­vent perçues comme ayant de grands désa­van­tages sur les plans économiques et soci­aux com­paré à des endroits où l’on trou­ve d’importantes entre­pris­es finan­cières et des larges sociétés, comme on en trou­ve dans les grands cen­tres urbains. Mal­gré les obsta­cles géo­graphiques qui en font des régions reculées, ceux qui vivent ici jouent un rôle impor­tant dans la créa­tion des infra­struc­tures sociales cana­di­ennes, de la sécu­rité sociale à l’éducation pour tous. En tis­sant des liens com­mu­nau­taires solides et en créant des con­glomérats coopérat­ifs, les habi­tants de ces régions ont pu se défendre con­tre les grandes entre­pris­es de l’est cana­di­en. (Il est impor­tant de not­er à cet effet que la province de la Saskatchewan fut la pre­mière à élire un gou­verne­ment social­iste en Amérique du Nord dans les années 40). Depuis lors, la région a fait face à de nom­breux mou­ve­ments et change­ments économiques et idéologiques. Mes pro­jets pho­tographiques ont pour but de ren­dre compte de manière visuelle de l’ensemble de ces change­ments et influ­ences qui ont fait de moi la per­son­ne que je suis et ont eu un impor­tant impact sur les gens et les lieux où j’ai gran­di.

 

Elyse Bouvier

Artist State­ment

Roy­al Cafe is a pho­to-based doc­u­men­tary project that explores the preva­lence of Chi­nese-West­ern cafes across small towns in rur­al Alber­ta. These cafes—diner-style restau­rants caught in an ambigu­ous time period—reflect the iden­ti­ty of the com­mu­ni­ties they inhab­it and are also indica­tive of a Cana­di­an culi­nary iden­ti­ty. Although dif­fi­cult to define, the hybrid nature of Cana­di­an iden­ti­ty, and the rur­al iden­ti­ty in par­tic­u­lar, can be high­light­ed through the merg­ing of these two dis­tinct cul­tures: Chi­nese and West­ern.

Mot de l’artiste:

Café Roy­al est un doc­u­men­taire pho­tographique qui explore la fréquence de cafés chi­nois dans les petites villes rurales de l’Alberta. Ces cafés, de type din­ers per­dus dans une époque ambiguë, sont une réflex­ion de l’identité des com­mu­nautés qui les peu­plent et sont aus­si un excel­lent indi­ca­teur de l’identité culi­naire cana­di­enne. Bien que dif­fi­cile à déter­min­er, la nature hybride de l’identité cana­di­enne, et de l’identité rurale en par­ti­c­uli­er, peut être soulignée par la fusion de ces deux cul­tures dis­tinctes : chi­noise et de l’ouest.

 

trans.plant

Artist State­ment

In a coun­try as large as Cana­da, region­al iden­ti­ty plays a sig­nif­i­cant role in our sense of who we are. I iden­ti­fy with being an East­ern­er and Mar­itimer, but I have lived in the Arc­tic, cen­tral Cana­da, and now “Out West.” While each move pre­sent­ed chal­lenges, I strug­gled most with this one. Long­ing to belong, I search for trig­gers to mem­o­ries of my “pri­mal land­scape.” These images are a con­sid­er­a­tion of what might have been a shared his­to­ry of human expe­ri­ence between an east-coast trans­plant and those who grew up in Saskatchewan.

Mot de l’artiste:

Dans un pays aus­si grand que le Cana­da, l’identité régionale joue un rôle impor­tant sur qui nous sommes. Je suis de l’Est et des Mar­itimes, mais j’ai vécu dans l’Arctique, au cen­tre du Cana­da et main­tenant à l’Ouest. Bien que chaque démé­nage­ment ne soit pas sans incon­vénients le plus dif­fi­cile à gér­er fut ce dernier. A la recherche d’un sens d’appartenance, je recherche des élé­ments me ren­voy­ant à des sou­venir de mon « paysage pri­mal. » Ces images sont une con­sid­éra­tion de ce qui peut être partagé entre un expa­trié de la côte Est et ceux qui ont gran­di en Saskatchewan.

 

Jessica Auer

Artist State­ment

Dur­ing the sum­mer of 2012, I par­tic­i­pat­ed in an artist res­i­den­cy at the Banff Cen­tre in Canada’s most vis­it­ed nation­al park. Grow­ing weary of con­tribut­ing to the over­sat­u­ra­tion of near­ly iden­ti­cal images that are pro­duced by the every­day tourist, I chose to take a few steps back from the tra­di­tion­al view­point, to look at tourism from a qua­si-anthro­po­log­i­cal per­spec­tive. In On How to View Land­scape, I used pho­to and video cam­eras to pas­sive­ly record the ges­tures and actions of tourists who are sight­see­ing. By shift­ing focus to the space of the view­er rather than the space being viewed, my work observes these places from a human per­spec­tive and on a human scale. The scenes that tran­spire are some­times absurd, occa­sion­al­ly melan­cholic, but alto­geth­er banal–reminders of when we may have stood in the same loca­tions or strug­gled up the trail in search of an indi­vid­ual expe­ri­ence or moments of con­tem­pla­tion.

 Mot de l’artiste:

Pen­dant l’été 2012, j’ai fait par­tie des artistes en rési­dence au Banff Cen­tre, le parc nation­al cana­di­en le plus vis­ité. Fatiguée de con­tribuer à la sur­pro­duc­tion d’images pra­tique­ment iden­tiques pro­duites par les touristes de base, j’ai décidé de pren­dre du recul du point de vue cou­tu­mi­er et d’étudier le tourisme d’un point de vue presque anthro­pologique. Dans Com­ment regarder un paysage, j’utilise la pho­to et la vidéo pour enreg­istr­er les gestes et actions des touristes en vis­ite. En changeant le cen­tre d’attention du paysage au spec­ta­teur, cette œuvre étudie ces espaces d’un point de vue humain et à l’échelle humaine. Les scènes cap­turées sont par­fois absur­des, mélan­col­iques mais dans l’ensemble un rap­pel banal de ces moments où nous étions peut-être au même endroit ou avons remon­té un sen­tier a la recherche d’une expéri­ence unique ou d’un instant de con­tem­pla­tion.

 

Aaron Vincent Elkaim

Artist State­ment

 In the 1960s, Fort McK­ay First Nation, sit­u­at­ed on the Athabas­ca Riv­er in North­ern Alber­ta, had no roads con­nect­ing it to the rest of Cana­da. They sus­tained them­selves through a tra­di­tion­al econ­o­my of hunt­ing and trap­ping, as their ances­tors prac­ticed for gen­er­a­tions. How­ev­er, as com­mu­ni­ty elder Zackary Pow­der says, “It’s not like it used to be; every­thing has changed.” Sleep­ing with the Dev­il cap­tures the trans­for­ma­tion of a com­mu­ni­ty torn between eco­nom­ic devel­op­ment and the endan­ger­ment of their land and tra­di­tions. Liv­ing in the heart of the Oil Sands, some are proud to par­tic­i­pate in the eco­nom­ic pros­per­i­ty, while oth­ers decry their pow­er­less­ness against envi­ron­men­tal destruc­tion.

Mot de l’artiste:

Dans les années 60, la Pre­mière Nation de Fort McK­ay, située le long du fleuve Athabas­ca dans le nord de l’Alberta, n’était con­nec­té a par aucune route au reste du Cana­da. Une économie tra­di­tion­nelle com­posée de chas­se et de pièges leur per­me­t­tait de sub­venir à leurs besoins comme leurs ancêtres le fai­saient depuis des généra­tions. Cepen­dant, comme l’ancien Zachary Pow­der le dit « : les choses ne sont plus comme elles l’étaient, tout a changé. » Dormir avec le Dia­ble doc­u­mentes les trans­for­ma­tions d’une com­mu­nauté aux pris­es avec le développe­ment économique et le dan­ger posé à son ter­ri­toire et ses tra­di­tions. Vivant au cœur des sables bitu­mineux, cer­tains sont fiers de leur par­tic­i­pa­tion au développe­ment économique alors que d’autres déplorent leur impuis­sance face à la destruc­tion envi­ron­nemen­tale.